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tchatchyphaty

Description :

Il y a quelque temps de cela, nous avons crée une association qui se nomme l'Association de Pensée. Elle a connu des hauts et plutôt des bas. Aujourd'hui, nous souhaitons lui donner une seconde chance.

Alors fort de mes engagements, je vous propose de partager mes tranches de vie et de vous faire réagir sur ces quelques images d'ici et d'ailleurs.

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L'école de la Citoyenneté

Je viens d'entrer dans un collège de banlieue, un bel établissement qu'on a classé en ZEP puis en Ambition réussite.
Du peu que j'ai pu en voir, je constate qu'on est loin de savoir ce qu'est la citoyenneté. Notre école de la République est-elle encore une usine à instruire des citoyens ? ou le réservoir des entreprises au service d'une doctrine libérale ?
Certains pensent que les deux objectifs sont complémentaires. Aujourd'hui, j'ai peur que cela ne conduise à une ambivalence.
Quand on regarde vers quoi se dirige cette institution, on peut se demander si cela n'est pas une réponse toute faite pour ne pas froisser les susceptibilités. Quand on voit que plus on avance et moins on se met à proposer à nos enfants de prendre des responsabilités et à les materner, on peut se demander en quoi la citoyenneté est au coeur de leur projet.
Quand on voit que les rôles ayant un peu de responsabilités sont attribués au compte-goutte, je me demande en quoi chacun peut y trouver sa place. Cela peut sembler brouillon pour dire simplement que si on fait confiance aux jeunes, donnons-leurs à chacun une place. Que cette place soit de choix et un vrai maillon de la chaîne qu'est notre société, et d'abord de leur école.
Pour moi, une société qui va bien offre à chacun sa place, une place adaptée à ses facultés et à ses compétences, une place qui soit comprise, claire et valorisante pour que chacun s'y raccroche. Pourquoi alors à l'école, le lieu où l'on apprend à vivre ensemble dans une société démocratique, cela est loin d'être le cas ?
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#Posté le dimanche 04 février 2007 12:35

Des intentions aux actes : un article passionnant

Extraits tirés de l'article Des intentions aux actes citoyens de Robert-Vincent JOULE dans le magazine CERVEAU & PSYCHO n°7, 2004, Paris



Se déplacer pour voter [...] sont des comportements citoyens difficiles à obtenir. Comment les promouvoir ? La solution, entend-on dire, est de changer les mentalités : il faut mieux informer, mieux convaincre, faire preuve de pédagogie. Soit. Une certaine conception de l'être humain nous fait penser qu'il suffit de modifier les idées d'autrui pour que celui-ci adopte de lui-même les comportements citoyens attendus. [...]
Malheureusement, il ne suffit pas d'inculquer les « bonnes idées » pour que les « bons comportements » se réalisent. [...]
Nous ne disons pas ici que l'information et l'argumentation sont inutiles : avec le temps, elles modifient sans aucun doute les savoirs, les idées, les attitudes et engendrent, certainement, de réelles prises de conscience. Nous affirmons toutefois que si l'information et l'argumentation sont nécessaires, elles ne sont pas suffisantes. [...]


Alimentation et patriotisme

Depuis 60ans au moins, les chercheurs (les psychologues sociaux notamment) ont fait de ce « peu de chose » un passionnant objet d'étude : aussi disposons-nous aujourd'hui de solides connaissances scientifiques sur lesquelles peut s'appuyer toute personne souhaitant favoriser le passage à l'acte citoyen. Nous avons proposé de regrouper les très nombreux travaux portant sur un tel objet d'étude dans un même cadre théorique : la soumission librement consentie. Les chercheurs travaillant dans ce cadre étudient les procédures ou des techniques, susceptibles d'amener autrui à modifier librement ses comportements.
Cette voie de la soumission librement consentie avait été défrichée dès les années 1940, par Kurt Lewin, l'un des plus grands psychologues depuis Freud.
[...]
La première stratégie testée par Lewin – il est vrai, une stratégie fondée sur l'information et l'argumentation – s'avère totalement inefficace. Malgré tous ses efforts [...], le conférencier ne peut guère amener que 3% des ménagères l'ayant écouté à servir chez elles des bas morceaux. Autant dire personne. Et pourtant, des questions posées à l'issue de la séance montrent, sans ambiguïté, que les ménagères ont quitté la salle de conférence parfaitement convaincues de la valeur diététique et nutritionnelle des bas morceaux, et du fait qu'elles devaient désormais en acheter. Pourtant, rentrées chez elles, les ménagères se comportèrent comme si elles n'avaient pas suivi la conférence et comme si elles n'avaient pas changé d'opinion.
Lewin surmonta cet échec et mit à l'épreuve une nouvelle stratégie. La principale différence tient à peu de chose, ce peu de chose que nous évoquions plus haut : cette fois, l'intervenant avait pour consigne d'inciter les ménagères, au terme de la réunion, à prendre publiquement la décision de cuisiner des abats dans les prochains jours. Ainsi, furent-elles invitées à lever la main pour témoigner de leur décision. Ce simple geste fut déterminant : 32% d'entre elles servirent effectivement des bas morceaux. Dix fois plus qu'avec la stratégie précédente !
Si les changements d'idées ne débouchent pas directement sur des changements de comportements, il suffit de presque rien, ici un geste si bénin qu'il peut passer inaperçu, pour changer des habitudes alimentaires profondément ancrées dans les mentalités.

Lewin expliquera cette différence en avançant que le lien entre l'idée et le comportement n'est pas direct. Il nécessite un maillon intermédiaire, et ce maillon intermédiaire n'est autre, pour Lewin, que l'acte même de décision. Ayant décidé, nous sommes en quelque sorte « liés à notre décision ». Lewin traduit cette contrainte décidée par le terme « effet de gel ». La décision de se comporter de telle ou telle manière étant prise, elle gèle en quelque sorte l'univers des options possibles, et conduit le décideur à s'en tenir à sa décision. C'est pour cette raison que les décisions prises, ou que l'on parvient à nous faire prendre, nous engagent.
Cette première recherche montre tout l'intérêt qu'il y a à obtenir des décisions des citoyens dont nous souhaitons modifier les habitudes. Et ces décisions à priori anodines peuvent nous mener loin. Elles transforment même, nous allons le voir, le spectateur en acteur.
La serviette volée

La scène se déroule dans un restaurant. Quelqu'un arrive avec un cartable à la main et s'installe à une table. Juste à côté de lui, un client dîne tout seul. L'homme au cartable se lève et s'adresse à son voisin : « excusez-moi. Auriez-vous du feu ? » Le service obtenu, l'homme s'absente, laissant là son cartable. Une troisième personne pénètre dans le restaurant, voit le cartable sans surveillance et s'en saisit : le larcin accompli, il s'empresse de disparaître. En fait, il ne s'agit pas, vous l'avez deviné, d'un véritable vol, mais d'un scénario imaginé par des chercheurs américains afin d'étudier (à l'insu des témoins), dans une situation de vie courante, la réaction de témoins ayant eu un contact avec la pseudo victime. Résultat : 12,5% seulement des témoins s'interposent pour arrêter le voleur. Et ce pourcentage serait, évidemment, bien plus faible si le témoin et la victime ne s'étaient pas préalablement parlés.
Voilà qui ne glorifie pas la nature humaine ! Là encore, il aurait suffi de peu de chose pour que les témoins réagissent tout autrement, par exemple que l'homme au cartable se soit adressé à eux ainsi : « Excusez-moi. Pourriez-vous surveiller mes affaires quelques instants ? »Dans ce cas tous les témoins, sans la moindre exception, s'interposent, empêchant le vol simulé. On passe ainsi de 12,5% à 100% !


Une soumission librement consentie

Là encore, ce n'est pas parce que les gens ont été intellectuellement convaincus qu'ils se conduisent différemment. Si les clients du restaurant s'interposent pour empêcher un vol, réalisant l'acte citoyen recherché [...] c'est tout simplement parce qu'un inconnu leur a demandé de surveiller ses affaires. [...] Ils se comportent d'ailleurs différemment quand l'inconnu leur a demandé du feu et, à fortiori, quand il ne leur a rien demandé.
Dans les deux situations précédentes, le mécanisme psychologique qui conduit au changement comportemental repose sur une décision (...) et sur l'effet de gel qui en découle. Certaines décisions sont plus difficiles à obtenir que d'autres, et doivent, de ce fait, être préparées. De nombreuses techniques permettent d'amorcer les décisions conduisant les gens à réaliser librement les comportements que l'on attend d'eux. Nous en avons recensé une douzaine. Nous n'évoquerons toutefois ici que l'une d'entre elle : le pied dans la porte. Son principe est simple. Pour préparer la personne à se comporter d'une certaine façon, on lui fait faire d'abord un petit acte anodin du même type, acte qui prépare, le terrain.



La technique du pied dans la porte

Dans une des toutes premières recherches visant à éprouver l'efficacité de la technique du pied dans la porte, les chercheurs voulaient convaincre des personnes d'accepter (c'était le comportement final attendu de la part des participants) l'implantation dans leur jardin d'un grand panneau incitant les automobilistes à la prudence. Cet acte citoyen n'est pas des plus faciles à obtenir. D'ailleurs, en formulant directement cette demande, seuls 17% des personnes sollicitées acceptaient... en recourant à la technique du pied dans la porte, ce taux remontait à 76%. Le gain est appréciable ! Au lieu de formuler d'emblée la requête relative à la pose du panneau, les psychologues commencèrent par une requête infiniment moins contraignante : mettre sur le bord de sa fenêtre une petite pancarte de quatre centimètres sur cinq, portant sur la prudence au volant.
[...]
Tout se passe comme si la réalisation d'un petit acte en faveur d'une cause (...) en appelait à d'autres, qu'un premier pas dans une direction prédisposait les personnes à poursuivre plus avant pour peu que l'occasion s'en présente.
Dans l'étude de « pied dans la porte » qui vient d'être évoqué, le comportement attendu fait l'objet d'une demande explicite : « Est-ce que vous accepteriez que l'on mette un panneau dans votre jardin ? » La situation peut être différente dans d'autres types de recherches, où l'on se contente de créer les conditions incitant la personne à faire spontanément ce qu'on attend d'elle.


Rendre ou ne pas rendre un billet de banque

C'est notamment dans une recherche que nous avons réalisée à Aix-en-Provence [...]. Le scénario est le suivant : dans une ruelle peu fréquentée, un passant perd (fait semblant de perdre) un billet de 50 francs ; 20% seulement des témoins lui signifient sa perte, les autres le laissant s'éloigner avant de ramasser l'argent.
Il suffit pourtant d'un acte préparatoire bien choisi pour augmenter la probabilité que les témoins agissent honnêtement. Cette probabilité est de 40% lorsque l'acte préparatoire consiste à ce que le témoin rende préalablement un service (donner un renseignement) à un autre passant. Elle est de 70% lorsque le service demandé est sensiblement plus astreignant (faire une trentaine de mètres afin d'aider quelqu'un d'autre à retrouver son chemin). [...] Tout se passe comme si ce premier service incitait celui qui l'a rendu à mettre en conformité ce qu'il a fait (...) avec ce qu'il est (quelqu'un de serviable et, de façon plus générale, quelqu'un de bien). Et quelqu'un de bien n'alerte-t-il pas un passant qui perd sous ses yeux de l'argent ?



Aux urnes, citoyens !

Ces réflexions peuvent-elles nous aider à obtenir des citoyens qu'ils aillent voter plus régulièrement ? Nous avons récemment lancé une campagne d'incitation au vote en Suisse dans le canton de Vaud, auprès d'étudiants appartenant à la même promotion. L'action se passe quelques jours avant un scrutin portant sur les accords bilatéraux entre la Suisse et l'Union européenne. Parmi les multiples méthodes envisagées, nous en décrirons ici deux. L'une est fondée sur la persuasion, l'autre sur la soumission librement consentie.
La méthode de persuasion était essayée sur un premier groupe d'étudiants : l'intervenant se contentait d'une plaidoirie contre l'abstentionnisme électoral. La méthode librement consentie était essayée sur un autre groupe, mais il s'efforçait, en outre, d'obtenir de la part des étudiant(e)s un acte préparatoire. Cet acte consistait à répondre par écrit aux deux questions suivantes : « A votre avis, quels aspects devrait-on prioritairement changer pour réussir à augmenter la participation aux scrutins ? » et : « Imaginez les arguments que vous pourriez donner à un abstentionniste convaincu « pour l'encourager » à aller voter. »
Parmi les étudiants ayant entendu la plaidoirie seuls, 42% se rendirent effectivement aux urnes le jour du vote. En revanche, 83% de ceux ayant pris le temps de répondre aux questions remplirent leur devoir civique. Et pourtant, comme dans la recherche de Lewin, les uns et les autres affichaient les mêmes intentions à l'issue de la séance (respectivement 84% et 88% de déclarations d'intention). Il reste que certains le font alors que d'autres ne le font pas, illustrant une nouvelle fois le décalage entre les bonnes intentions et les actes, montrant aussi qu'il suffit de peu de chose pour que les seconds découlent des premières.


[S'engager pour la protection de l'environnement]


Science et citoyenneté

Toutes ces recherches montrent que les bonnes résolutions ne sont pas suffisantes pour changer de comportement ou d'habitude. Elles montrent aussi qu'il suffit de peu de chose – en l'occurrence un ou quelques actes préparatoires bien choisis – pour que les citoyens passent des intentions aux actes. C'est la raison pour laquelle nous pensons que les campagnes de communication gagneraient en efficacité si elles négligeaient moins les actes préparatoires à obtenir des habitants. Les actions incitant au civisme seraient plus efficaces si l'on voulait bien les inscrire dans un cadre théorique correspondant à l'état actuel du savoir, même si ce savoir remet en question nos façons de penser... et d'agir.


Bibliographie :
R.-V. JOULE et J.-L. BEAUVOIS, Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens, Presses Universitaires de Grenoble, 2002.
R.-V. JOULE et J.-L. BEAUVOIS, La soumission librement consentie, Presses Universitaires de Grenoble, 1998.
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#Posté le jeudi 28 septembre 2006 10:05

Service civique : une réponse

Plusieurs outils de démocratie active vont pouvoir traiter ce problème de société, tout d'abord, nous avons la démocratie représentative qui se doit d'être plus directe et ainsi plus proche de chaque concitoyen. Ensuite, nous avons la démocratie participative qui reconnaît l'expertise de chaque citoyen qui désire donner du sien à la prise de décision publique. Enfin, il nous reste la démocratie active dont le service civique pour permettre à chaque citoyen d'être en prise direct avec la vie publique. C'est ce dernier point qui nous intéressera.
Depuis quelques semaines, plusieurs formations politiques s'intéressent de près au service civique. Chacun en a son acception mais globalement l'idée princeps demeure. Certains le voudraient volontaire, d'autres ne le conçoivent que comme étant obligatoire, mais tous pensent qu'il devrait avoir comme c½ur de cible la jeunesse. Comme si cela pouvait être un nouveau rite de passage entre le monde infantile et le monde des adultes. Etant une société où la plupart des rites de passage ont disparu, il semble qu'une conscience collective tendrait à croire qu'en rendant à la société ce qu'elle nous a donné, nous serions affranchis en partie de notre dette sociale. Ne devrait-ce pas être plutôt une conséquence du service civique plutôt qu'une cause ? Est-ce bien là que nous désirons engager les concitoyens désirant faire leur service civique ? Est-ce en cohérence avec notre vision de la République que de signifier si fortement à toute une partie de nous-même que nous sommes dans une société d'échange ? Ne peut-on pas concevoir que le service civique s'il devait être mis en place, il devrait plutôt nous rappeler nos valeurs républicaines ? Qu'il devrait être un barrage contre l'exclusion sociale et un levier important pour le rétablissement de la cohésion sociétale ? Si tel est le cas, il serait alors un outil novateur et majeur dans la prochaine campagne présidentielle de 2007. Et celui qui s'en emparera ainsi offrira un véritable choix de société dans ce combat que nous nous préparons à vivre, camarades.
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#Posté le mercredi 27 septembre 2006 06:24

Service civil : contexte

Aujourd'hui, plus que jamais dans notre société, l'utilité sociale d'un citoyen est réinterrogée. Si dans le passé, la trajectoire sociale facilitait l'intégration d'un individu dans la société par des processus de socialisation, la crise économique et sociale des années 70's a fortement modifié la donne. Ces processus de socialisation sont basés sur la reconnaissance de plus en plus importante de l'utilité sociale de l'individu dans ses groupes primaires (famille, communauté...) puis dans les institutions qu'il fréquentera (Armée, corps de métier...).
Si dans le passé, l'individu naissait dans une famille, il renforçait de plus en plus sa place (d'aînée ou de benjamin, de bon fils ou de vilain petit canard...) en prenant en charge certaines tâches comme faire, la vaisselle, prendre le courrier, ou donner à manger à l'animal domestique. Ainsi, il va par un processus de responsabilisation progressive prendre sa place au sein de ce premier groupe primaire.
Puis, en allant à l'école, il apprenait à jouer un rôle social dans lequel il baignerait.Dans notre société éducative où règne l'élitisme, c'est avant tout sa capacité d'adaptation qui lui octroiera sa place de leader ou de marginal. Ensuite, le service national fut le dernier bastion des institutions synonymes de cet idéal de mixité et de conformisme républicain. Pour permettre à chaque citoyen de changer éventuellement de condition sociale en intégrant l'armée et ainsi changer de trajectoire sociale, tout le monde était vêtu comme les autres (négation des individualités) et où tout le monde passait par les mêmes premières classes. Puis en fonction de sa dévotion et de sa capacité à mener les autres, on pouvait croire que notre destin serait meilleur que celui tracé par l'Ecole ou notre Famille. Par exemple, le second fils d'un artisan boulanger, ne voulant pas reprendre le commerce de sa famille, avait tout d'abord le choix de s'instruire pour évoluer dans la classe sociale ou bien il pouvait s'engager dans l'armée après avoir fait son service militaire.
Après la disparition ou l'éclatement de toutes ces institutions avec en plus celle du travail, nous héritons d'une société où il est de plus en plus difficile de se rendre utile. Nous héritons d'une société où l'utopie a laissé place à un pessimisme morbide. Une société où il vaut mieux vivre aujourd'hui le plus intensément possible parce que demain sera peut-être (et pour certains, sûrement) pire. Ainsi, qui se préoccupe donc de savoir si une place nous encore réservée dans cette société dont on ne rêve que de la quitter à l'aide de drogues et de chimères ? Et cette notion d'utilité sociale devient une perle rare que chacun cherche sans plus savoir s'il l'a atteint ou s'il doit encore la rechercher.
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#Posté le mardi 26 septembre 2006 15:18

Mémoire du 13 décembre 1997 :


C'est drôle comme parfois la musique peut nous jouer d'étranges tours. Certaines chansons me rappellent des choses, des personnes ou des événements qui me sont chers.
Par exemple il y a Woman in love qui me rappelle ma première colonie de vacances ; Hotel California qui me fait penser aux bons moments des vacances de Normandie chez les grands-parents de Cédric ou Painting some yellow qui me projette dans un atmosphère d'été, surtout un beau coucher de soleil et moi faisant avec mon grand frère, Paul, un puzzle : ce fait est toujours resté dans ma mémoire et me rappelle qu'il existe entre nous un véritable sentiment de fraternité.
Les premières colonies de vacances ont été marquées par un amour, simple et éternel pour moi, emprunte de l'amour platonique idéal. Je me souviens de ces slows dansés avec Vanessa durant les boums organisées bien sommairement.
La question qui se pose est ; pourquoi cette chanson marque-t-elle plus mon esprit qu'une autre ?
Peut-être se dit-on que la musique illustre parfaitement la situation comme un slow pour un amour mais ceci est remis en question par mon second exemple qui n'a pour rapport que le fait ce soit une chanson de mon ami Olivier, celle qu'il préfère plus précisément.
Ou bien alors c'est que l'événement a besoin d'une musique pour rester dans mon esprit or cette théorie s'imfirme totalement par mon troisième exemple parce que si ce fait est marqué dans ma mémoire pour longtemps, il n'avait pas du tout besoin d'une musique pour y rester, certes cela l'a beaucoup aidé mais il reste le seul qui soit assez fort et anodin qui me fasse cela.
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#Posté le dimanche 24 juillet 2005 04:17

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